Feuille de chou (journal d’un tournage)
Il s’agit du tournage de Gainsbourg (vie heroïque) de Joann Sfar. Carnet de bord dessiné par Mathieu Sapin, sorti fin 2009.
Sfar est bien l’initiateur du projet. Sfar et Sapin se connaissaient auparavant, ils travaillaient dans le même atelier. Deuxième parrain : Lewis Trondheim qui a supervisé le tout. Sapin n’a ni l’exhubérance du premier, ni l’ironie pince sans rire du second, mais il tire bien son épingle du jeu.
Son trait n’est pas très habile (entre Lisa Mandel et Plantu) mais il sait se faire petite souris (avec bonnet péruvien) pour capter les tirades du néo-maître et les confidences des collaborateurs.
Le livre est récent, et pourtant en tournant les pages, on croise deux disparus : Claude Chabrol et la regrettée Lucy Gordon.
Est-ce que ça m’a donné envie de voir le film ? Oui. De lire aussi la suite, le journal de l’après-tournage. Envie de lire Sfar ? Toujours pas. Je fais un blocage sur J.S. et sa ligne tremblotante. On peut d’ailleurs raccourcir le titre du film en “GainSfar”, tant le dessinateur revendique son parti-pris dans les interviews.
Et réécouter Gainsbourg ? Peut-être. C’est le Gainsbourg jeune qui m’intéresse, celui que je n’ai pas connu. Pour l’autre Gainsbourg, déchu mais encensé dans les années 80 : il y a droit d’inventaire, et il est clair qu’il demeure maigre. Pour ma part, je garderai sa collaboration avec Bashung (Play Blessures).

À lire aussi : le portrait à charge de Nicolas Ungemuth pour les 20 ans de la mort de S.G. (signalé par Aymeric @niceorimmorally)
twitter : aphorismes favoris
The hardest part about when The Little Drummer Boy comes on is accepting how many times you’re about to hear the words “Pa Rum Pum Pum Pum.”
— Okkervil River (@okkervilriver) December 10, 2011
Bonjour, je suis l’interminable déjeuner de famille post-gueule de bois du dimanche.
— Christophe Andrieu (@STPo) December 11, 2011
La salle d’attente du gynéco, cet endroit où on te regarde un peu comme si tu faisais la danse de Rabbi Jacob dans une mosquée
— Alex Z. Lenot (@1GRR) December 14, 2011
Face à la pénurie prévisible de chirurgiens orthopédistes, je propose que les bouchers charcutiers les remplacent dans les deserts médicaux
— Dr Stephane (@Dr_Stephane) December 16, 2011
un essai de la fonction twitter embed
Song to the Siren : l'histoire d'une chanson »
article / the Guardian
L’histoire d’une chanson magique, d’une réhabilitation (Buckley sr), d’un producteur inspiré (Ivo Watts-Russell), d’une voix (Liz Fraser). Martin Aston souligne bien comment la version de Tim le marin et celle de Liz la sirène se complètent parfaitement.
Cette chanson fera aussi beaucoup pour la carrière des Cocteau Twins. Fraser et Guthrie croiseront le producteur Simon Raymonde, qui deviendra le bassiste et membre permanent du groupe. Il leur apportera une assise, ce que j’appelle perso le Cocteau Sound.
Pour l’anecdote : sur Treasure, l’album suivant des Cocteau, tous les titres ont un prénom, et la première s’appelle Ivo.
The Head Project »
The Head Project / Al. Bordereau / via flickr
Quand j’entendrai la Baumette - qui signifie grotte en provençal - : je ne penserai plus seulement au quartier de Marseille et à ses oubliettes. La Baumette, c’est aussi ce hâvre de paix, surplombant la Maine, non loin d’Angers.
30/07/2011
“There is nothing fiercer than a failed artist. The energy remains, but, having no outlet, it implodes in a great black fart of rage which smokes up all the inner windows of the soul. Horrible as successful artists often are, there is nothing crueler or more vain than a failed artist.”
— Erica Jong, Fear of Flying
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Immediate connection : Brice de Nice > Jean Dujardin > the Artist
© digerati_master via Posing at the Louvre



