Les jours de Grand Vent,
Nantes est en Bretagne.


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Nov 19, 2011
@ 10:05 pm
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Song to the Siren : l'histoire d'une chanson »

article / the Guardian

L’histoire d’une chanson magique, d’une réhabilitation (Buckley sr), d’un producteur inspiré (Ivo Watts-Russell), d’une voix (Liz Fraser). Martin Aston souligne bien comment la version de Tim le marin et celle de Liz la sirène se complètent parfaitement.

Cette chanson fera aussi beaucoup pour la carrière des Cocteau Twins. Fraser et Guthrie croiseront le producteur Simon Raymonde, qui deviendra le bassiste et membre permanent du groupe. Il leur apportera une assise, ce que j’appelle perso le Cocteau Sound.

Pour l’anecdote : sur Treasure, l’album suivant des Cocteau, tous les titres ont un prénom, et la première s’appelle Ivo.


Audio

Sep 22, 2010
@ 7:40 pm
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Joué 10 fois.
3 notes

[Flash 9 is required to listen to audio.]

Ocean Rain : chanson éponyme de l’album (1984)

Echo & the Bunnymen, mon premier souvenir : cette photo publiée dans un Rock&Folk. Deux jeunes hommes assis. De Freitas – ou bien Pattinson ? – tient une mandoline. À sa gauche : Ian “big lips” McCulloch, le coude sur son acoustique. La mine boudeuse qui lui va si bien, les yeux cachés par ses lunettes miroirs.

Je me souviens d’avoir découpé la photo. Je l’ai punaisée sur mon billboard.

La musique viendra après.


Vidéo

Sep 4, 2010
@ 4:32 pm
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Talking Head : Road to Nowhere Là aussi on peut dire : absolut classic masterpiece, reprise maintes fois. La chanson comme la video, d’ailleurs. Le type qui l’a co-réalisé avec Byrne a aussi produit le clip Sledgehammer de Pete Gab.


Texte

Mar 7, 2010
@ 3:30 pm
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Good morning spider

Détail lugubre : sur la page du site Sparklehorse, il y a une photo du récemment suicidé Vic Chesnutt. Bon voilà on l’a appris ce matin en se levant. Mark Linkous lui aussi s’est fait la malle, le même jour que Roger Gicquel. Toute la misère du monde tombé sur ses pieds.

C’est bizarre, on s’apprête à dire goodbye aux 80’s et à ses utopies… Et ce sont les 90’s qui se barrent en courant.


Texte

Oct 3, 2009
@ 1:55 am
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The Ugly American

Non, je ne fais pas allusion à la dernière saillie du neveu Mitterrand. Celui qui se lève pour défendre son ami Roman : « C’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. » Ça va encore finir en boycottage de Roquefort, cette histoire.


photo prise par la tête Krancien

He might be giant.

Je voulais juste parler du gars Mark Eitzel. Je ne savais pas trop comment l’aborder. C’est sa voix qui me suit à nouveau depuis quelques mois. Enflammée, suave, agitée. Ces périodes de solitude quotidienne. Cette voix qui vient ponctuer un moment – juste le temps d’une phrase – quelques notes de piano.

oh stewardess will you fix me, oh stewardess will you fix me some mercury.

C’est là que je me dis que ma discothèque (enfin celle qui prend la poussière) ne lui rend pas hommage. J’ai usé Mercury, le demi-succès de son American Music Club. Malgré des hauts et des bas, une réputation de barfly qui l’a précédé pendant des années, l’Eitzel a toujours donné des nouvelles. Que ce soit en solo ou en formation. Il est du même bois qu’un Nick Cave ou un Mark Everett (Eels).

Que me manque-t-il ? Everclear. California, l’écrin qui a vu naitre des perles comme Jenny ou Last Harbour. Songs of Love, le live qui l’a fait connaitre à Londres au début des 90. Le dernier, Sleeping Beauty, dans un AMC reformé avec son vieux copain Vudi. Come on Beautiful, un magnifique tribute sorti au début de cette décennie. Où aller ? Caught in a trap…

What Godzilla said to God when his name wasn’t found in the book of life.

Finalement, juste histoire de relever la tête, pour ceux et celles qui savent : Mark Eitzel, c’est notre Leonard Cohen à nous. Mais plutôt que de jouer au moine zen, c’est un Cohen qui se jetterait directement sous les roues du camion. Le chauffeur fait une embardée, réussit à l’éviter et peut continuer sa route. Notre héros se relève : “Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, baby!”

Will you find me?

En préparant ces lignes, j’apprends que Mark E. sort un nouvel opus solo : Klamath. Les détails sur son blog.

Autre découverte fortuite : un disque d’auto reprise The Ugly American. Il n’était pas apparu sur mon radar au moment de sa sortie en 2003. À l’invitation d’un compositeur grec, il s’est mis à réenregistrer des chansons de son répertoire avec des musiciens locaux. En Grèce. Sur le coup, ça m’a paru saugrenu : j’imaginais la voix de Mark au milieu des bouzoukis et des flutiaux. En écoutant des extraits, le constat était évident : je veux ce disque. Même s’il est épuisé depuis belle lurette. Je vais pas acheter les empetrois sur AmazonUs quand même…


Texte

Sep 7, 2009
@ 7:37 pm
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Boy or girl ?

J’ai failli rebloguer une video et puis finalement non, parce qu’elle était tronquée. Oui on est comme ça ici. Pour ceux qui ont connu les 80’s, c’est un tube, un archétype de tube d’époque. Je me souviens des débuts de Culture Club. Je connaissais vaguement la réputation naissante du groupe. Lenoir avait diffusé un titre live en faisant la moue. Le chanteur s’amusait à lancer des yodels entre les refrains et les couplets.

Je me souviens de l’avoir vu la première fois dans le salon parental, une nuit de week-end. Je tombe sur le clip. Incrédulité et stupéfaction. Les deux premières minutes, je cherche des indices pour répondre à la question : « Bon finalement, c’est un garçon ou une fille ? »

“Do You really want to hurt me” est, je continue à le croire, une très bonne chanson. Quoiqu’on pense de son interprète. D’abord pour l’intro (tronquée sur Youtube, dommage). Et puis aussi le pont un peu avant la 3ème minute : rondeurs de basse suivies d’échos de batterie. Ce passage ouvre la chanson, lui donne une autre dimension. Une petite parcelle d’éternité, qui revient périodiquement en surface.


Texte

Juil 19, 2009
@ 12:31 pm
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Encore une dernière valse

Bruce Springsteen - the River

J’écoute distraitement le concert unique du Boss à Carhaix (Carhaix !!) — Toujours pêchu, le Bruce. Et puis je finis par éteindre. Entracte. Les coulisses du spectacle, l’entourage du Boss, tout ça ne m’intéresse guère. Ce besoin estampillé Canal+ d’aller renifler dans les vestiaires.

Comme Pete Doherty happé à la sortie de son concert de Belfort. Poli et calme, il semble dans un bon jour. Mais au bout de quelques minutes, il ne peut s’empêcher de demander à l’animatrice de France-Inter : « Mais vous êtes qui, vous ? »

Les vieilles gloires des 80’s viennent sonder le cœur des fans (et aussi leur porte-monnaie). Le disque ne se vend plus, place au barnum téléguidé. La scène du Madonna tour s’effondre — 2 morts. C’est pas de chance, revenez l’année prochaine. U2 balade sa pieuvre sur les plus grands stades d’Europe. Bono parle en direct avec la station spatiale — n’importe quoi, comme d’hab’. Et Depeche Mode n’est pas mort, Dave Gahan tient encore. Anton Corbjin projette sur l’écran géant de la scène le calcul fraichement sorti de la vessie de Dave. Ha c’était pas un calcul ?

Sérieusement, comment peut-on encore écouter Depeche Mode après 40 ans ? Cure encore, je comprendrais :-) Je me sens plus indulgent quand il s’agit d’un come back après les obligatoires années de galère et de perdition. Grace Jones refaisant un tour d’honneur à 60 ans, c’était plutôt sympathique.

Reste le cas MJ. À la différence d’Armstrong, il a raté sa préparation d’avant-tour. 50 concerts d’affilée au même endroit, c’était un défi masochiste que personne n’a réalisé et donc que personne ne réalisera. A propos de MJ, j’ai juste cette séquence imaginée qui me revient en tête : le cercueil doré de Michael porté par ses frères, avec Can you feel it ? des Jacksons en accompagnement sonore.